L’Echo du Monde S2E4 : Le Portugal, entre élections et Covid

Des élections présidentielles au milieu d’un confinement … le Portugal l’a fait ! Et le résultat est sans appel : le président sortant Marcelo Rebelo de Sousa a été réélu dès le premier tour. L’extrême-droite et son leader André Ventura réalise cependant une percée historique, mettant fin à l’anomalie portugaise qui jusque-là ne comptait aucun parti d’extrême droite puissant. Alors que le pays lusophone traverse une vague de coronavirus très meurtrière, Le Globeur vous propose une plongée sonore dans le pays de Cristiano Ronaldo.

Invitée : Cécile Gonçalves, docteure en études politiques à l’EHESS et spécialiste de l’histoire contemporaine portugaise

Un podcast préparé par Justine Grollier, Juliette Soulignac et Théo Uhart.
Crédits musicaux : Louis-Henri Weingarten


Aujourd’hui, c’est un silence tonitruant qui fait écho jusqu’à nous. Celui qui a suivi la réélection dès le premier tour du président portugais Marcelo Rebelo de Sousa. Point de scènes de liesse dans les rues du Portugal et pour cause. Face à une vague épidémique qui submerge et son système de santé et son économie, le pays lusophone n’a eu d’autre choix que de reconfiner sa population depuis le 15 janvier dernier. C’est donc en plein confinement que se sont tenues, le dimanche 24 janvier, les élections présidentielles.

Si elles ont effectivement consacré la réélection du président sans étiquette, elles ont surtout vu la percée d’un candidat populiste d’extrême-droite et l’échec des socialistes, à la tête du gouvernement depuis 2015, à conquérir la présidence. Car oui, depuis plus de 5 ans, le Portugal est dirigé par une coalition de gauches qui cherche à faire porter en Europe sa voix et ses idées, avec le soutien de gouvernement espagnol voisin, dirigé par le socialiste Pedro Sanchez.

Alors que le Portugal prend la tête de l’Union Européenne pour les six mois qui viennent, nous avons voulu nous intéresser à ce pays dont on parle trop peu. Longtemps exemplaire en matière de gestion de la crise sanitaire, le pays fait actuellement, je le disais, face à un rebond épidémique sans précédent. Pour autant, dans les premiers mois de la crise, le Premier Ministre Antonio Costa a pris des décisions très singulières entre régularisation des étrangers sans-papiers pour qu’ils accèdent aux soins et exonération de loyers pour les plus pauvres.

Et puis, dans cette plongée au cœur du pays de Cristiano Ronaldo, du fado et du pastel de nata – il en faut pour tout le monde – il est un élément qu’on ne peut pas manquer, au vu de la progression dans les urnes de Chega, le parti d’extrême-droite : Salazar. Si l’homme est moins connu que son confrère espagnol Franco, il a lui aussi mené au Portugal une dictature autoritaire, ultraconservatrice et basée sur le pouvoir militaire. Si son régime s’est évanoui lors de la Révolution des Œillets en 1974, le salazarisme, lui, a profondément marqué le Portugal et son histoire.

Pour nous guider dans ce voyage dans les rues de Lisbonne, nous accueillons Cécile Gonçalves, docteure en études politiques à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales et spécialiste de l’histoire contemporaine du Portugal.

L’Écho du Monde, Saison 2, Episode 4, c’est parti !

Théo Uhart

Étudiant à temps partiel. Le reste du temps, un peu journaliste, un peu rêveur, un peu voyageur. Manie les tableaux Excel pour faire des infographies, les mots pour faire des articles et le son pour donner vie à des podcasts.

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