L’Echo du Monde – S2E3 : Réfugiés, l’Europe en crise

Suite et fin de notre bilan de 2020 pour l’UE. Au programme du troisième numéro de la saison de l’Echo du Monde, focus sur la fameuse crise des réfugiés, qui s’est transformée en véritable crise de l’accueil. Décryptage et analyse avec Catherine Wihtol de Wenden, spécialiste des migrations internationales.

Invitée : Catherine Wihtol de Wenden, enseignante à Sciences Po Paris, directrice de recherche émerite au CNRS, spécialiste internationale des migrations

Préparation du pocast : Joan Bienaimé, Manon Dejean, Justine Grollier, Juliette Soulignac, Théo Uhart
Montage et présentation : Théo Uhart


Aujourd’hui, c’est un cri de détresse qui fait écho jusqu’à nous. Celui des dizaines de milliers de personnes qui viennent chercher en Europe un brin de confort, une lueur d’espoir, une possibilité de vivre, sans penser à survivre à chaque instant. Ce sont de ces personnes là, dont il sera question, de ces femmes et ces hommes, de ces enfants, qui fuient la guerre, la terreur et le chaos. De celles et ceux qui essaient aussi d’échapper à la misère, à l’autoritarisme, qu’il soit politique ou religieux. Pour ce second volet de notre bilan de l’année 2020 pour l’Union Européenne, nous voulions faire le bilan de ce que l’on appelle depuis 2015 la crise migratoire.

Cette union qui semble continuer à faire rêver, au moins celles et ceux qui n’y habitent pas, et qui voient en elle un refuge, l’assurance d’un futur qui ne pourra être que plus paisible, plus enviable, plus vivable que leur présent et leur passé. Les chiffres, nous les connaissons. Ils ont été en 2015 plus d’un million à passer illégalement la frontière de l’UE selon l’agence Frontex, qui gère les frontières extérieures de Schengen. Ils n’étaient plus que 100 000 environ l’an passé. Difficile dès lors, alors que l’Union Européenne compte plus de 400 millions d’habitants, de parler d’une vague migratoire qui risque de submerger le vieux continent. Surtout que, derrière les chiffres, ce sont surtout des espoirs par milliers qui se fracassent sur les portes fermées de l’Union Européenne. Ce sont des gens, jeunes et moins jeunes, qui viennent chercher en Europe ce qui a fait un temps sa grandeur : son attachement aux libertés individuelles, au droit de chacun, à la protection de toutes et tous par l’État.

Cette crise n’est pas seulement identitaire, économique ou politique pour l’Union. Elle est aussi humaine. Car pendant que les dirigeantes et dirigeants s’atermoient et se chamaillent pour savoir qui accueillera combien de personnes et qui voudra bien, dans sa grande mansuétude, accueillir le bateau d’une ONG, des personnes, différentes de nous par leur simple lieu de naissance, continuent de périr dans la méditerranée. Pour nombre d’entre eux, la ruée vers l’espoir se transforme en un tragique cauchemar où les passeurs sont rois et les bateaux fragiles. 5000 personnes ont perdu la vie en 2016 en tentant de traverser la Méditerranée. 

Où en est-on aujourd’hui de ces crises qui pressent les réfugiés et les migrants à partir ? Qu’en est-il de l’Union Européenne et de sa gestion de cette question, tant à l’intérieur de ses frontières qu’à l’extérieur ? Et comment le coronavirus a-t-il affecté les camps de migrants que l’on a vu grandir sans agir en Italie, en Grèce ou à Calais ?

L’Écho du Monde, saison 2, épisode 3, c’est parti !

Théo Uhart

Étudiant à temps partiel. Le reste du temps, un peu journaliste, un peu rêveur, un peu voyageur. Manie les tableaux Excel pour faire des infographies, les mots pour faire des articles et le son pour donner vie à des podcasts.

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