2020 ou 2021 : rien ne semble altérer le temps dans les pics andins du parc Torres del Paine ©Louise Le Borgne

2021 : Bas les masques – Hauts les cœurs !

2020, saison 2 : c’est parti. Faute de savoir si le verre est à moitié vide ou à moitié plein, on se contentera de le boire, les yeux rieurs, pour trinquer à la nouvelle année sur nos écrans en simultané.

Célébrer 2021 comme un changement de cap salvateur serait bien hâtif. Le thermomètre en surchauffe, les affrontements meurtriers au Sahel, les variants de virus, les cinémas fermés, les sportifs à l’arrêt, les étudiants précarisés, les voyages restés dans le carnet : autant de raisons de ne pas voir en 2021 le retour des « jours heureux ». Bref on ne vous souhaitera pas une bonne année au sens premier.

En revanche, on vous souhaitera une année de questionnements, de dépassement, et d’ingéniosité. Ce ne sera toujours pas drôle d’avoir 20 ans en 2021 – ni plus d’ailleurs. Ce ne sera toujours pas le temps des grandes embrassades, des nuits où l’on danse à des rythmes endiablés où l’on se perd peau contre peau dans la torpeur enivrante du petit jour, pas l’année des foules joyeuses qui se pressent, se bousculent et se collent, pas une année égale à ce qui fut nos vies de jeunes un peu fauchés mais ambitieux et joyeux, et que l’on regrette.

Les jours de l’an

Mais 2021, ce sera aussi l’année de la légalisation de l’avortement en Argentine, des Jeux Olympiques de Tokyo… 2020 (eh oui), du grand vaccin – piquera, piquera pas ? -, du procès de l’affaire Karachi, des élections présidentielles en Equateur, au Portugal, au Congo, au Pérou, en Iran, et en Gambie, de l’arrivée de Joe Biden et de la révérence de la chancelière Angela Merkel, du 100e anniversaire du Parti Communiste Chinois, des 60 ans de Barack Obama, et des 50 bougies de Greenpeace, de la COP26 à Glasgow, la saison 6 des Peaky Blinders, d’un nouvel album de Kenye West, de l’avènement des royaumes des GAFAM, des examens sur zoom et du café, du Grand Prix de Formule 1 en Arabie Saoudite, des médecins ulcérés et des couvre-feu à 18h. Et d’autres choses encore.

Alors oui, 2021. On ne s’attend pas à ce que tu sois parfaite, ni complètement perdue d’avance. On a hâte de voir ce que tu nous réserves et de te confronter à nos projets. En tout cas : nous au Globeur, on sera là pour te raconter.

Louise Le Borgne

Etudiante à l'ESJ Lille, j'aime la plume et le volume, la rime et l'image, la prose et le voyage. De mes aventures internationales l'an passé, j'ai gardé un pied en Turquie et le cœur en Argentine. Toujours à l'affût de rencontres déroutantes et de bonnes histoires, je m'occupe désormais des RS.

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