Elections néo-zélandaise : sa gestion de la crise sanitaire offre à la travailliste Jacinda Ardem une large majorité

Alors que les français doivent désormais respecter un couvre-feu, les néo-zélandais, eux, affirment avoir vaincu le virus. Le pays insulaire ne compte en effet plus aucune contamination. Un bilan qui a permis à la première ministre travailliste Jacinda Ardem une victoire historique lors des élections législatives de ce dimanche.

Alors que le Président de la République annonçait le couvre-feu, à l’autre bout du monde, on se réjouissait d’une liberté retrouvée. La Nouvelle-Zélande et sa première ministre Jacinda Ardern se félicitaient d’avoir “une fois de plus vaincu le virus”. Grâce à un confinement long et strict couplé à une fermeture des frontières, le pays fait figure d’exemple dans la lutte contre l’épidémie avec seulement 25 décès. D’aucuns n’oublieront pas que le pays des All-Black est une île, ce qui n’est pas négligeable en période de virus contagieux. D’autres noteront que parfois (souvent ?), l’économie passe après la santé des citoyens. Toujours est-il qu’à l’heure où nous parlons, les francais se privent de bars, théâtres et restaurants pendant que les néo-zélandais vont au stade, à la plage ou voir des concerts. Deux salles, deux ambiances, littéralement.

À la faveur, entre autres, de cette gestion de la pandémie, Jacinda Ardern et son parti ont remporté haut la main les élections législatives du pays, avec pas moins de 49% des voix, loin devant le Parti National et ses 27%. Issue du parti travailliste et élue en 2017, la plus jeune première ministre néo-zélandaise en 150 ans continue de faire carton plein.

Elle peut d’ailleurs diriger le pays sans avoir à constituer une coalition, une première depuis la mise en place du système électoral en 1996. Réformes économiques, impôts sur les plus riches et bonne communication auront su convaincre les habitants du pays qui ont plébiscité leur première ministre, et pas uniquement pour sa gestion de la crise sanitaire.

La Nouvelle-Zélande se démarque par une volonté affichée d’éradiquer purement et simplement le virus. Après un confinement global terminé fin mai, le pays avait enregistré une formidable série de 102 jours consécutifs sans nouvelle contamination. Jacinda Ardern n’a pas hésité à reconfiner la ville d’Auckland lorsque fin août, celle-ci avait été le nouveau et seul foyer épidémique du pays. Après deux semaines, pas de nouveau cas, si bien que le pays a “de nouveau vaincu le virus”.

Si la France et la Nouvelle-Zélande ont des techniques (et des résultats) radialement différents, le spectre est large. Partout dans le monde, on expérimente, techniques et mesures pour ralentir, stopper ou absorber un virus décidément résistant. Course au vaccin, confinement, immunité nationale, couvre-feu ou inaction totale, tout y passe. Le moins qu’on puisse dire c’est que le Covid-19 aura rebattu les cartes du monde et que 2020 ne ressemble plus à grand chose. Vivement 2021.

Basile Hervé

Une licence de sciences politiques en poche, je compte partir voyager pendant 6 mois en Asie. Ce voyage sera l'occasion d'écrire et d'approfondir les différents formats journalistiques. Passionné de musique, je m'intéresserai aussi beaucoup au côté culturel des pays que je traverserais.

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