Semaine spéciale sur l’environnement – Edito

La Terre se meurt et chaque jour, les mauvaises nouvelles affluent.

Alors que les scientifiques poussent depuis de nombreuses années des cris d’alarme de plus en plus importants. Alors que la biodiversité disparaît et que les catastrophes climatiques s’accumulent. Alors qu’un nombre croissant d’êtres humains décèdent à cause de la pollution ambiante. Alors que des activistes écologiques sont violemment réprimés et emprisonnés. Alors que la Terre se réchauffe et que les océans s’acidifient. Alors que les déchets étouffent la faune et la flore. Alors qu’avec tous ces problèmes visibles du dérèglement climatique, les politiques continuent de promouvoir la croissance infinie, le productivisme et l’ultra-capitalisme pour répondre à des visions et besoins court-termistes. Les post-démocraties et dictatures actuelles ont fermé les yeux sur les activités des grands groupes polluants qui ne sont, finalement, que les cancers de la Terre, producteurs d’une grande partie des maux actuels.

Alors que l’urgence climatique saute aux yeux, les climatosceptiques n’ont jamais été aussi écoutés. Donald Trump, le plus connu d’entre-eux, a notamment déclaré que « le concept de réchauffement climatique a été créé par et pour les Chinois pour rendre l’industrie américaine non compétitive », absurde déclaration qui a été démenti par la NASA.  

Comment est-il possible d’être aujourd’hui climatosceptique quand tous les compteurs s’affolent ?

Le développement des problèmes écologiques est apparu à partir du 19ème siècle au cours des 2 révolutions industrielles. Le phénomène s’est accéléré tout au long du 20ème siècle. C’est après la Seconde Guerre mondiale que le consumérisme a été poussé à son paroxysme. Rappelons-nous des 30 Glorieuses en France, synonyme de croissance frénétique et de consommation à tout va. Cette dernière n’a jamais disparu et nous n’avons jamais autant consommé de toute notre histoire. Ce comportement généralisé en occident, a été adopté plus récemment par la quasi totalité des pays du monde. La Chine était par exemple, jusqu’à il y a peu de temps, dans une croissance hors-norme, dépassant à 2 reprises les 15% de croissance annuelle. Elle est aujourd’hui à environ 6%, tout comme l’Inde. Ces 2 pays ont pour la particularité d’être devenus les premiers pollueurs au monde alors qu’ils étaient loin derrière les pays occidentaux il y a un demi-siècle de cela.

Mais ces informations horrifiques ne sont pas l’expression de cas vains. De bonnes nouvelles nous parviennent quotidiennement. Par exemple, la Chine a interdit le commerce d’os de tigre et de rhinocéros (bon… elle l’avait partiellement ré-autorisé quelques jours plus tôt). Le Pakistan a annoncé avoir planté plus de 300 millions d’arbres depuis 2014 dans une région désertifié. En Colombie, l’Amazonie a été reconnu comme sujet de Droit par la Cour Suprême en 2018. La deuxième plus grande barrière de corail au monde, située au Belize, a été retirée de la liste du Patrimoine mondial en danger de l’UNESCO.  Dernier exemple, l’Union européenne a négocié, il y a peu, un accord visant à interdire les plastiques à usage unique d’ici 2021. Tous ces cas nous montrent que la Terre n’est pas encore vaincue et que son déplorable état n’est pas désespéré.

Les choses changent. Même si les plus pessimistes d’entre nous diront que ce n’est nullement assez, les plus optimistes peuvent avoir raison de l’être. Les consciences s’éveillent petit à petit et les jeunes prennent position, prennent les rues, prennent la parole aux quatre coins du monde pour défendre notre planète Terre. Le Globeur a lui aussi décidé de s’exprimer sur le sujet.

Cette semaine, Le Globeur vous propose de le suivre dans un constat du monde. Sur le continent asiatique, Cannelle vous expliquera comment Singapour a construit son image de ville-jardin par le biais de politiques vertes à travers son reportage photo. Puis vous aurez la chance de découvrir son article sur l’usage massive du plastique en Corée du Sud. Antoine vous proposera un reportage sur Gurgaon, la ville plus pollué du monde.

En Amérique Latine, Lucie expliquera comment les multinationales minières détruisent l’environnement au Pérou dans le plus grand des silences de la part des pouvoirs publics. Camille vous exposera sa lettre ouverte sur les déchets à Maicao et décryptera la prise en compte des enjeux environnementaux dans les campagnes électorales pour la mairie de Bogota. Enfin vous découvrirez le portrait de Ronaldo Sarmiento Martinez, un étudiant qui souhaite entreprendre dans le recyclage et s’impliquer dans la lutte pour l’environnement. Claire vous montrera les enjeux liés à l’eau au Pérou et notamment à Petorca qui s’assèche, causant alors de sérieux problèmes sanitaires.

Enfin direction l’Europe où Martin expliquera en quoi malgré l’avance de la Norvège en matière de conscience environnementale, ses beaux résultats reste entachés d’hypocrisies puisque le pays accorde une place centrale dans son économie à l’extraction de gaz et de pétrole.

Des sujets variés, donc, qui vous permettront d’en savoir un peu plus sur les enjeux environnementaux à travers le monde. Le Globeur terminera avec une analyse d’un sondage que nous avons exclusivement réalisé pour vous sur tous les continents auprès des étudiants.

 

Bonne semaine !

 

Antoine & Camille

L'équipe
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