Les “Zones de Sacrifice” au Chili : Attention, capitalisme toxique.

Dans la semaine du 23 août, dans la commune de Quintero, ville côtière de la région de Valparaiso, deux écoles ont été évacuées pour cause d’intoxication de l’air. Les enfants touchés ont été accueillis à l’hôpital, risquant de graves troubles respiratoires chroniques. Entre le mardi 21 et le jeudi 23, jours des deux plus grands pics de contamination, 375 personnes ont été hospitalisées, adultes comme enfants. Pour la première fois, l’alerte orange pour urgence environnementale a été déclarée. Pourtant, ceci n’a pas empêché d’autres pics de contamination dans les semaines qui ont suivis, à Quintero et dans les communes alentours, élevant le nombre d’intoxiqués à 600. Bienvenue dans l’une des cinq Zones de Sacrifice chiliennes.

L’économie chilienne est la cinquième meilleure économie d’Amérique Latine en termes de produit intérieur brut nominal et de pouvoir d’achat. Le pays détient le revenu par habitant le plus élevé d’Amérique Latine et figure parmi les pays ayant le plus d’investissement selon la Banque Mondiale. L’économie chilienne brille aussi de sa compétitivité, de sa liberté économique, de son développement financier et est considérée comme la plus dynamique d’Amérique Latine.

Quel beau tableau. Mais à quel prix au regard de ce scandale sanitaire et environnemental ?

Ventanas, le Parc industriel de la Zone de sacrifice de Quintero et Punchuncavi

Un désastre écologique, sanitaire et économique pour les habitants

Bordées par des étendues de sable et de collines, les communes de Quintero et Punchuncavi, habitées par 50 000 Chiliens, a, à premier regard, le charme d’une ville côtière. Pourtant, sur un côté de la baie, une tâche : le Parc Industriel de Ventanas. En effet, les communes sont collées à de grandes compagnies industriels spécialisées dans la raffinerie de cuivre, d’industrie chimique, de stockage de gaz, de pétrole, le transport de marchandises dangereuses et la production d’électricité.

La commune de Quintero a connu trois grands déversements d’hydrocarbures dans la mer, presque trois cents rejets de carbone sur la plage et dix épisodes d’intoxications massives d’habitants, particulièrement d’enfants.

Une Zone de Sacrifice est un secteur géographique ayant une haute concentration industrielle et où a été privilégiée  l’installation de pôles industriels sur le bien-être des personnes et la protection de l’environnement. – Agence de Protection Environnementale

Le secteur est désormais reconnu par l’Institut National des Droits de l’Homme comme une « Zone de Sacrifice ». Selon l’Agence de Protection Environnementale Etats-Unienne, ce concept désigne un secteur géographique ayant une haute concentration industrielle, et où a été privilégiée l’installation de pôles industriels sur le bien-être des personnes et la protection de l’environnement. Les habitants des communes de Quintero et Punchuncavi, eux-mêmes, utilisent ce terme pour qualifier leur territoire.  Evidemment, cette notion n’a rien d’un statut juridique. D’après, Veronica, membre de Mujeres de Zona de Sacrificio en Resistencia et habitante de Quintero, l’Etat ne reconnaît en rien la situation existante et n’assume pas sa responsabilité dans le drame actuel. « Ici, nos droits de l’homme ne sont pas respectés. L’éducation est précaire, nous ne vivons pas dans un environnement sain, nous n’avons pas la liberté de réaliser toutes les activités à l’air libre comme nous le voudrions, parce que s’il y a contamination, il est clair que nous ne pouvons pas sortir dans la rue. Si la mer présente des signes de toxicité, on sait qu’on ne peut pas aller à la plage. »

“Durant la nuit, au moment où les entreprises expulsent le plus de gaz, la langue pique voire jaunît, le nez pique aussi…” – Maria Gonzales, habitante de Quintero

«Le gouvernement nous dit qu’il n’y a pas d’émanation, que tout va bien, qu’il gère la situation, mais ça n’est pas vrai » se lamente Maria Gonzalez, habitante de Quintero, occupant la place principale de la commune, face à la mairie. « Il y a toujours de plus en plus de personnes qui finissent à l’hôpital. Durant la nuit, au moment où les entreprises expulsent le plus de gaz, la langue pique voire jaunît, le nez pique aussi… »

« On subit une contamination de l’air produite notamment par GNL, une entreprise fournisseuse de gaz. Mais la contamination par la mer nous impacte également», nous confie une vendeuse de fruits de mer et de poissons. «Ça fait cinquante ans que ces entreprises sont ici et qu’elles déversent du pétrole au large de nos côtes. Il n’est plus possible de pêcher. Il y a de moins en moins de pêcheurs, ils partent tous au nord et au sud, où se trouvent d’autres zones de pêche depuis lesquelles sont désormais importés les produits de la mer. » 

D’après une jeune commerçante de Quintero, « la contamination n’impacte pas seulement les pêcheurs mais aussi le commerce en général et le tourisme. Les gens ne vont pas venir passer leurs vacances dans une ville où plus de trois cents personnes ont été intoxiquées. Ça impacte la pêche, le tourisme, les restaurants et commerces, les familles qui perdent des ressources économiques du fait d’un manque d’emploi. C’est donc un désastre économique et environnemental.»

Le port de pêche de Quintero, face au Parc industriel de Ventanas.

Un parc industriel et des controverses qui existent depuis des décennies

Mais le scandale ne date pas d’hier. En novembre 1968, des propriétaires terriens avaient déjà dénoncé l’installation de Codelco, la Corporation Nationale du Cuivre, sur le territoire, l’accusant d’impacter les exploitations agricoles alentour et de provoquer des pertes. Mais les inquiétudes face à l’industrialisation de la zone ne portaient pas seulement sur les rentes agricoles.

En 1986, un rapport de Sergio Gonzalez et Enrique Bergqvist A., chercheurs à l’Institut de Recherches Agricoles du Chili (INIA), affirmait que “depuis une vingtaine d’années, l’hygiène du milieu fait l’objet de grandes préoccupations dans un secteur côtier de la Ve Région […]. Ces preuves de détérioration de l’environnement semblent coïncider avec d’autres problèmes  comme la corrosion anormalement accélérée de structures métalliques, la disparition d’élevages, notamment ovins, et une chute de la production agricole jusqu’à 85%. On ne peut pas invoquer la cause naturelle car ce problème s’observe dans une zone géographique limitée et avec une origine temporelle définie. […] Ont été considérées comme origines de cette dégradation les émissions d’anhydride sulfureux (SO2) par des cheminées industrielles installées à Ventanas.»

Pourtant, au fil des années, malgré les protestations des habitants, laminées par le régime militaire de 1973-1990, le Parc Industriel de Ventanas s’est développé. Les mouvements ont finalement repris dans les années 1980, jusqu’à ce que le secteur soit déclaré “Zone Saturée en anhydride sulfureux” par le Décret 346, promulgué le 9 décembre 1993  par le ministère de l’agriculture.

Un plan de décontamination a donc été entamé mais les installations ont été maintenues et l’activité des sociétés minières, productrices d’électricité, de combustibles, de gaz et de produits chimiques, s’est poursuivie.

Un rapport d’analyse des sols des communes de Quintero et Punchuncavi, produit par le Ministère de l’Environnement en juin 2015, nous en apprend un peu plus sur la composition du Parc industriel. Plusieurs unités de production se sont installées dans la zone depuis 1958, date d’implantation de la première usine, Chilectra, aujourd’hui Enel Distribucion Chile, une entreprise privée distributrice d’énergie électrique. Aujourd’hui, le Parc Industriel est devenu un immense complexe d’entreprises de multiples activités environnementalement nocives :

  • CODELCO Division Ventanas
  • AES GENER S.A
    COPEC
  • Planta de resinas y terminal maritimo OXIQUIM
  • Planta de Gas Natural Licuado Quintero (GNL)
  • GASMAR
    Terminal Acopio Cemento Melon
  • ENAP
Lors d’un concert organisé en soutien aux habitants de la zone, les manifestants portent et brandissent des masques à gaz.

Une mobilisation aussi forte que réprimée

Face à la situation, la population s’organise pour faire valoir son droit à la santé. Parmi les organisations existantes, Mujeres de Zona de sacrificio en Resistencia, dont Veronica fait partie, est née il y a quatre ans de cela. Réunissant des femmes de plusieurs communes, sa composition uniquement féminine se justifie par les conséquences toxiques sur la gestation :

«Il s’agit seulement de femmes parce que, premièrement, ce niveau de violation des droits de l’homme et l’incroyable contamination que ce parc industriel a occasionnée nous inquiètent toutes. Surtout, nous voulons protéger les enfants.” considère Veronica. “On se réunit autour de l’objectif de récupérer la biosphère marine, lutter pour que soient respectés nos droits, et, bien sûr, veiller à ce que tout le monde puisse se mobiliser. Et on s’est rendue compte que les personnes les plus impactées par la contamination sont les femmes. Parce qu’au fil des ans, une femme qui vit dans une zone de sacrifice accumule des métaux lourds dans son organisme, et quand elle décide d’être mère, toutes ces substances toxiques accumulées se transmettent au fœtus. Cela peut générer des troubles neurologiques, des malformations et favoriser l’apparition de cancer. De plus, ces troubles peuvent se transmettre jusqu’à la quatrième génération. C’est pourquoi nous nous organisons entre femmes. Parce que, indépendamment de la décision que prend la femme d’avoir ou non un enfant, ça reste la femme qui est le plus concernée par la gestation.»

Mais elles ne sont pas seules pour autant.  « Il y a aussi d’autres organisations qui se battent par exemple pour fiscaliser le parc industriel, pour protéger l’écosystème, d’autres qui travaillent avec des enfants intoxiqués, il y a les syndicats de pêcheurs, l’Institut National des Droits de l’Homme. ». Quintero et Punchuncavi ne formant pas l’unique Zone de Sacrifice du Chili, plusieurs signes de solidarité apparaissent dans le pays. Mercredi 17 octobre, des lycéens ont bloqué l’entrée du Ministère de l’Environnement à Santiago exigeant la disparition de toutes les Zones de Sacrifice et des manifestations ont éclaté dans plusieurs grandes villes.

Une manifestation dans le centre de Quintero.

La répression est pourtant vive. Après une manifestation organisée le samedi 29 septembre contre la contamination à Ventanas, des manifestants se sont dispersés sur la plage pour amener le cortège de protestation près des quais d’Oxiquim, protégés par la police maritime de l’armée. Certains manifestants sont pénétrés dans le périmètre interdit d’accès, face à quoi les forces armées ont répondu par des billes de plomb et un jet d’eau sous pression. L’armée a ensuite affirmé qu’il s’agissait de grains de poivre mais les manifestants ont montré aux médias leurs blessures et les projectiles retrouvés sur les lieux.

Plus grave encore, le jeudi 4 octobre, après une manifestation organisée à Valparaiso, le corps d’Alejandro Castro, pêcheur et dirigeant syndical, a été retrouvé sans vie près d’une voie ferrée. La Police d’Investigation du Chili (PDI) a conclu ses analyses par un suicide, excluant toute intervention d’un tiers dans la mort de l’activiste de 30 ans. Ce cas de décès mystérieux n’est pas une première parmi les environnementalistes.

“On veut des dates et des actions concrètes ! Qu’est ce qu’ils attendent?” : une voix sans écho au sein des institutions

Sur le plan politique, la représentation des intérêts des habitants des zones de sacrifice est faible.  En réalité, il s’agit d’”une omission structurelle” d’après Veronica. « On a frappé aux portes de tous les groupes parlementaires, et, jusqu’à aujourd’hui, le seul qui nous a répondu c’est le Frente Amplio. Nous ne sommes pas Frente Ampliste, nous travaillons seulement avec ceux qui nous écoutent. Eux ne nous ont pas utilisés ni instrumentalisés comme l’ont fait d’autres groupes qui ont profité de la situation à des fins politiques. […] Mais malgré ça, tout ce qu’on a exigé depuis toujours, c’est-à-dire que soit rétablie la norme sur l’arsenic, la fermeture des deux thermoélectriques obsolètes d’Enel, le changement d’usage du sol dont aujourd’hui une quinzaine d’hectares est consacrée à l’industrie, nous ne l’avons toujours pas obtenu. »

“Tout ce qu’on a exigé depuis toujours, c’est-à-dire que soit rétablie la norme sur l’arsenic, la fermeture des deux thermoélectriques obsolètes d’Enel, le changement d’usage du sol dont aujourd’hui une quinzaine d’hectares est consacrée à l’industrie, nous ne l’avons toujours pas obtenu.” Veronica, membre de Mujeres de Zona de Sacrificio en Resistencia et habitante de Quintero

En effet, si le gouvernement de Sebastián Piñera a interrompu les classes des établissements scolaires touchés par la contamination, il n’a pas pour autant fermé les entreprises à l’origine du problème. La Ministre de l’Environnement Carolina Schmidt s’est tout de même empressée d’imputer la responsabilité à une entreprise, ENAP, parmi les 19 qui contaminent le secteur. Une commission d’investigation a également été créée dans la chambre des députés, et a annoncé le recours à la Commission Interaméricaine des Droits de l’Homme et la normalisation  de la qualité de l’eau, de l’air, du sol, des métaux lourds et des gazes, en accord avec les normes de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Des mesures insuffisantes pour les habitants de la Zone.

La raffinerie de Concon, entre Valparaiso et Quintero.

Pourtant, il existe bel et bien des normes et une « politique nationale de l’usage des zones côtières du littoral de la République ». Elle se définit elle-même comme une politique de l’Etat, une politique nationale qui concerne  « tous les territoires et acteurs de la vie nationale », et qui doit toucher « l’ensemble des usages que peut avoir l’espace côtier, les organismes qui y participent et les intérêts qui doivent être harmonisés, en considérant les aspects sociaux, le développement économique, l’utilisation des ressources naturelles, la protection de l’environnement, etc. » Cette politique nationale présente plusieurs objectifs généraux. Parmi eux, celui de « promouvoir le  développement des ressources et richesses des différents secteurs ». Puis apparaît « la protection et la conservation de l’environnement maritime, terrestre et aérien,  conforme aux nécessités de développement et autres politiques fixées en la matière. »

Malgré cela, le Methyl Chloroforme a été identifié dans la baie de Quintero, une substance interdite depuis 2015 par le Protocole de Montréal, utilisé par Oxiquim depuis 2007. Ce liquide volatile hautement toxique peut impacter très négativement le système nerveux, affectant le système cardiaque et le système respiratoire. Il peut aussi provoquer des maux de tête, nausées, vomissements, diarrhée, et vertige. S’il est présent en haute concentration ou sur une période prolongée, il peut générer des pertes de connaissance, ainsi que des troubles hépatiques et cardiaques.

Pourquoi tant de liberté laissée aux entreprises ? Le parc industriel n’est pourtant pas la source d’emploi majeure de la commune, les activités principales de la zone étant la pêche et le tourisme, tout deux impactés par la contamination. La baie de Quintero était une destination pour l’aristocratie chilienne. Michelle Bachelet et Ricardo Lagos, anciens présidents, ont chacun une maison ici. Mais au fil des ans et du développement du Parc Industriel, toutes ces personnes ont cessé de venir ici. « Tout ce qui a à voir avec le tourisme, les hôtels, les restaurants, la prestation de services, emploie la majeure partie de la population active ici » d’après une commerçante.

Le cas d’Oxiquim : la grande amitié entre les intérêts économiques et le pouvoir politique

Oxiquim est présente dans trois zones de sacrifice du pays : Coronel, Mejillones, et Ventanas à Quintero Punchuncavi. Elle est apparue comme une des entreprises de la zone ayant le plus de responsabilité dans la contamination de Quintero et Punchuncavi.

Le Secrétariat Ministériel Régional du Logement et de l’Urbanisme de Valparaiso, après plusieurs contrôles chez différentes entreprises, a constaté des irrégularités dans l’utilisation de bassins d’entreposage par Oxiquim. Plus précisément, l’entreprise stockait des substances chimiques dans des bassins qui ne présentaient pas les caractéristiques de sécurité requises. A cela s’ajoute qu’elle vendait aussi ce Méthyl Chloroforme alors que sa vente était interdite. Les rapports sur son activité furent catégoriques et envoyés à la Superintendencio de Medio Ambiente (SMA). Pourtant, celle-ci a inculpé ENAP mais n’a retenu aucune charge contre Oxiquim. Même si des irrégularités ont aussi été trouvées dans l’activité d’ENAP, les principales analyses réalisées, ajoutées à l’utilisation du Méthyle Chloroforme, sont suffisamment de motifs pour inculper Oxiquim. Face à cela, des suspicions se sont formées sur une possible immunité de l’entreprise liée à de grands intérêts économiques.

En effet, Oxiquim est une des plus grandes entreprises du pays, consacrée au stockage et à la vente de produits chimiques. Son directeur, Fernando Barros Tocornal, un des avocats favoris de Pinera, présidént du Chili, a également participé à la défense juridique de Pinochet après son arrestation à Londres en 1998. Par ailleurs, pendant dix-sept ans, dans le cabinet d’avocats Barros et Errazuriz, Fernando Barros Tocornal a été partenaire de Gonzalo Molina Moren, époux de la Ministre de l’Environnement Carolina Schmidt.

Une lutte contre un capitalisme toxique.

Mais le casier judiciaire de Barros en dit plus long, diffusé dans l’ouvrage publié par Andrés Guzman et Jorge Rojas, « Empresarios zombis. La mayor elusion tributaria de la elite chilena » (« Des entrepreneurs zombis. La plus grande évasion fiscale de l’élite chilienne »), qui démontre comment l’élite chilienne s’enrichit à travers une série de fraudes fiscales. L’avocat y est nommé comme l’un des complices et défenseurs de ces pratiques frauduleuses.

Fernando Barros est aussi le vice-président du directoire Agrosuper, une société impliquée dans l’une des plus graves crises sanitaires industrielles, observée à Freirina en 2012, causée par un élevage porcin.

Enfin, le Chili base une partie importante de son économie sur l’extractivisme, lequel est un mode d’accumulation principalement basé sur des activités d’extraction de « ressources naturelles ». Oxiquim, selon son propre site web, commercialise des produits chimiques pour les principales industries extractives du pays, c’est-à-dire pour le commerce du bois, des minerais, de l’agroalimentaire et de produits de la mer.

Oxiquim est donc un géant dans l’industrie chimiques, présidée par une personne impliquée dans différents cas de fraudes fiscales, de corruption et de soutien à des figures de la dictature responsables de violations des Droits de l’Homme. Pas un hasard donc si la répression contre les manifestants du 29 septembre réalisée depuis les quais de Oxiquim a été aussi vive, le Président de cette société, ancien avocat de Pinochet, ayant des contacts influents parmi les forces armées. Ça n’est pas un hasard non plus si cette entreprise reste impunie puisqu’elle est un véritable « dealer » de substance chimiques et un élément clé du le système extractiviste chilien  qui continue à piller les territoires et à contaminer les êtres vivants qui y habitent.

Malgré tout, le Chili figure parmi les meilleures économies d’Amérique Latine. Pour quels bénéficiaires?

Il semblerait que nos critères de réussite soient à revoir.

Les enfants ont été les premiers touchés par la contamination. Certains présentent des troubles et malformations dès la naissance.
Claire Le Lièvre

En stage dans une radio communautaire au Chili, j'ai rejoint l'équipe du Globeur afin d'acquérir une expérience en journalisme, sous un format moderne et accessible au plus grand nombre !

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